Dessins

L'Annonciation à La Vierge Marie
Commentaire d’une amie : Quelle magnifique représentation que cette annonciation qui montre déjà l’Enfant-Dieu. Mais s’agit-il bien d’une annonciation ? Le « Ave » de l’ange ne semble pas laisser de doute. J’aime ce mouvement de l’aile de l’ange qui enveloppe toute la représentation. Ses mains aussi parlent autant que sa bouche ouverte. Les regards sont magnifiques : celui de l’ange englobe la scène ; Marie semble étonnée et nous regarde, quant à l’enfant… à naître… Il ne quitte déjà pas sa mère des yeux. L’Enfant, assis sur les bras de Marie qui prie, la couvre déjà son ombre.

Sophie

L'Annonciation à La Vierge Marie
« Le saint Évangile que nous lisions nous rappelait que l'archange Gabriel a été envoyé du ciel par le Seigneur pour annoncer à Marie qu'elle serait la Mère du Sauveur. L'humble Vierge priait, silencieuse et cachée aux regards des mortels ; l'ange lui parla en ces termes : « Je vous salue, Marie, » dit-il, « je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous » (Luc 1, 28). O annonciation miraculeuse ! ô salutation céleste, apportant la plénitude de la grâce et illuminant ce cœur virginal ! »

Extrait du cinquième sermon de Saint Augustin pour la fête de l’Annonciation

La Visitation

Commentaire d’une amie :
Pas de baisers pour dire la proximité.
Pas de femmes enceintes dans cette étreinte.
Des bras pour entourer… embrasser.
Des mains pour rapprocher… s’accrocher ?
Des yeux écarquillés, des visages comme liés.
Deux bouches étonnées qui vont parler, peut-être chanter.
Deux corps imbriqués, deux testaments rassemblés.
Combien de temps pour cet enlacement ? L’éternité d’un instant.
Curieusement pas de ventres ronds.
Seuls, des gestes de communion.
Puissent les divines effusions inspirer nos humaines visitations !

Martine

La Visitation

Commentaire d’une amie : Lorsque j'ai découvert l'art de Françoise, je n'accrochais pas. Je trouvais ça trop moderne, trop abstrait… Je n'avais vu que quelques dessins. Et puis je suis tombée sur celui-là. Et là j'ai apprécié son art ! Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment mais pour une fois je voyais une Élisabeth vraiment vieille et vraiment enceinte ! Elle pose sa main sur son ventre pour mieux recueillir le bondissement de son fils. Son visage exprime la surprise ! « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » On ne voit pas le bonheur sur le visage d'Elisabeth mais le moment où elle comprend que le messie sera bientôt là. La promesse de Dieu s'accomplit et elle en est le premier témoin. On devrait avoir la même surprise qu’Élisabeth quand nous regardons le Christ crucifié ou présent dans l'Eucharistie ! « Comment ai-je ce bonheur que mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? » Dans cette visitation, il y a pour moi un appel à se tourner vers le Christ et si c'est trop difficile, demandons à Marie de nous conduire à Lui comme elle L'a conduit vers Élisabeth !

Pauline

La Nativité du Seigneur

Commentaire d’une amie : Ce dessin de la Nativité nous dévoile la Bonne Nouvelle du mystère de Noël par une approche très tendre de la maternité de la Vierge Marie. En effet, notre regard est attiré par Son visage, si serein et plein d’amour. Elle se tourne vers l’Enfant Jésus et ses bras l’enlacent pour le serrer contre son cœur. Nous sommes aussi attirés par la blancheur de son manteau, d’une blancheur pure, à l’image de la Vierge.
L’heure est à la tendresse. Le petit Jésus, rayonnant, tend son visage vers celui de sa mère et répond alors à ses gestes d’amour. Tout près, Joseph veille sur le Roi des Rois.
Au loin, des habitations nous rappellent « qu’ils se sont installés dans une étable car il n’y avait plus de place pour eux dans la salle commune » (Luc 2,7). Cette illusion n’est pas sans rappeler la prochaine Passion du tout petit Enfant de la crèche : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. » (Ésaïe 53.3)
Cependant, les bergers sont là. Ils sont en adoration devant le petit Jésus, si petit et déjà vrai homme et vrai Dieu. Ils offrent leurs offrandes dans un geste de reconnaissance. À terre, ligoté, un petit agneau ne bronche pas, immobile. Il nous rappelle le moment de la Passion, qui arrachera du milieu des hommes ce Roi de gloire, cet enfant de tendresse.

Cécile

La Présentation de Jésus au Temple

Commentaire d’une amie : Le cantique de Siméon chanté à l’office du soir dans les communautés religieuses me donne une paix profonde que je comprends mieux aujourd’hui.
Dans ce tout jeune enfant que ses parents viennent présenter au temple dans la stricte observance de la Loi, et qu’il reçoit dans ses bras, le vieillard Siméon reconnaît Jésus. Par la puissance de l’Esprit Saint qui sans doute l’a amené là à ce moment précis, il reconnaît en Jésus le salut que Dieu a préparé à la face des peuples et s’écrie : « Maintenant, ô mon Dieu, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut. » Ce sont les mots de l’accomplissement d’une vie. Et le face à face avec le Verbe incarné fait de lui un prophète.
Les dessins de Françoise expriment la ferveur et l’émotion du serviteur de Dieu dont la vie peut s’achever dans cette rencontre avec l’enfant Jésus en qui il voit déjà le Visage de Paix.
Un peu comme Jean Baptiste, dans le sein de sa mère, a tressailli de joie en pressentant Jésus en Marie.
Aurore ou crépuscule… Vers une autre Lumière.
Et nous ? Serons-nous poussés par l’Esprit Saint à rencontrer Jésus, à le reconnaitre et à proclamer son salut par la Croix ?

Marie-Claude

La Nativité du Seigneur

Commentaire d’un ami : Alors que le multiple convoite l'innocence, Le Père livre son fils unique. Le fragile s'expose et triomphe en amour. Double naissance, sur terre et déjà dans les cieux, en un seul passage des langes au linceul. Celui qu'on croit contenir en balbutiements contient le monde et nous conduit au ciel. Marie ! Ton acquiescement éclate en un chemin de Vie, Noël de Croix ! Noël de Gloire !

Philippe

La Nativité du Seigneur

Commentaire d’un ami : Une crèche de pauvres. Marie et son époux Entourent l'enfant Dieu, Langé de bandelettes. Comme si, en venant Habiter notre terre, Il entrait au tombeau ! Son visage d'enfant Est un visage d'homme Portant le poids du monde Et nimbé de mystère ! Il est déjà hostie Offerte à notre faim !

Jacques Bernard

La Présentation de Jésus au Temple

Prière d’une amie : Ô Marie, pleine de confiance, tu as dit "Oui, qu'il m’advienne selon ta parole".
Avec Joseph, Marie, tu as présenté ton Fils au temple tel que l'exigeait la coutume : tout pre-mier-né était offert à Dieu.
Siméon a reconnu en ton Fils Jésus, le Sauveur annoncé depuis les temps anciens et voilà que se réalise la promesse du Salut devant tous les peuples.
Siméon t'a dit qu'il sera l'objet de discorde, ce qui le conduira à sa Passion et à sa mort sur une croix. Il te prédit qu'un glaive transpercera ton âme.
Ô, toi Notre-Dame des douleurs, aie compas-sion de toutes nos afflictions et tribulations tant spirituelles que corporelles.
Encore une fois, tu as dit "Oui"! Aide-nous à dire oui dans nos épreuves de chaque jour jusqu'au jour de notre mort.
A la suite de Jésus, laissons-nous présenter à Dieu par Marie, notre Mère. Amen

Christine

La Présentation de Jésus au Temple

Commentaire d’un ami : C’est le prêtre – il porte les vêtements liturgiques - qui semble remettre l’enfant à sa mère. Les rites sont accomplis, les deux tables de la loi et Jésus au centre du dessin, avec la colombe, peut-être l’Esprit qui était sur le prêtre et l’avait poussé au Temple à ce moment là…
Les mains du prêtre sont recouvertes ; le mystère de Dieu chez les hommes avait reposé dans ses bras. Marie reçoit l’enfant sur sa poitrine mais il n’est plus pour elle ; elle le gardera tourné vers nous…
Le regard du prêtre et celui de Marie sont tournés vers l’intérieur et Siméon peut enfin prononcer la prière attendue :
« Maintenant, Ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix, selon ta Parole. Car mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël ton peuple. »
Avec cette parole prophétique pour Marie : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera traversé par une épée. »
Les derniers mots sont pour nous : « Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. »

Père Paul

Le baptême de Jésus par Jean-Baptiste

Commentaire d’une amie : Ici, nous sommes regardés, pris à témoin (comme les disciples autrefois ?). La colombe n’arrive pas directement du ciel… Elle volette tranquillement au-dessus de Jésus, se réjouissant de l’événement, mais aussi pour dire que l’Esprit demeure avec lui. Dans l’autre dessin en noir et blanc, Jésus était incliné, voire soumis, le voilà debout. Du rocher l’eau semble jaillir donnant plus de vagues au fleuve où Jésus est entré.
Ce jeu des différences avec le dessin suivant nous prépare à regarder la peinture où chacun trouve sa plus juste place. Le baptiste missionné, Jésus relevé… et nous envoyés pour témoigner.

Martine

Le baptême de Jésus par Jean-Baptiste

Commentaire d’une amie : J’aime ce dessin tout en longueur. La bouche du Baptiste grande ouverte comme pour dire son étonnement. Le Christ, les bras croisés sur sa poitrine, en signe d’intériorité, d’ouverture au tout Autre « ô toi qui es en moi tout au fond de mon coeur fais que je sois chez toi, tout au fond de mon coeur ». Et cette colombe qui semble arriver à toute vitesse vers Jean, elle aussi ouvre grand son bec comme si c’était elle qui proclamait « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ».

Sophie

Les noces de Cana : Jésus change l'eau en vin

Commentaire d’une amie : Une table sommairement préparée. Pas d'invités, même pas de mariés. Seul, un serviteur qui voit… mais n’en croit pas ses yeux! Marie, souriante, confiante, à genoux aux pieds de son fils, de son Dieu, le priant d’intervenir.
Jésus, tel un ange sorti de chez Roublev, dans les gestes et l’amour de son père, de Dieu lui-même, nous invitant à le suivre. Avec notre oui, un vrai festin pour de nouvelles épousailles !

Martine

Les noces de Cana : Jésus change l'eau en vin

« La présence de Jésus à Cana manifeste en outre le projet salvifique de Dieu en ce qui concerne le mariage. Dans cette perspective, le manque de vin peut être interprété comme faisant allusion au manque d'amour, qui malheureusement, menace souvent l'unité conjugale. Marie demande à Jésus d'intervenir en faveur de tous les époux, que seul un amour fondé sur Dieu peut libérer des dangers de l'infidélité, de l'incompréhension et des divisions. La grâce du Sacrement offre aux époux cette force supérieure d'amour, qui peut fortifier l'engagement à la fidélité même dans les circonstances difficiles.»

Jean Paul II, Catéchèse sur le Credo, 5 mars 1997

Jésus, la Source de l'eau vive

Commentaire d’une amie : Un jour Léon Bloy a écrit: « Quand le vin est pur, il fait voir Dieu. » Cet écrivain mystique et bien qu’il soit violent, je n’ai pu m’empêcher de l'approcher de l’oeuvre de Françoise Burtz.
Le vin et le sang sont profondément liés dans l’Evangile puisque le premier miracle est celui de l’eau changée en vin, et que le vin à son tour sera transformé en sang.
Sur le dessin, ce qui jaillit des plaies du Christ Glorieux au visage rayonnant n’est pas sombre. C’est un liquide lumineux, celui de la vie éternelle, cette eau qui nous désaltère pour toujours, qui féconde la terre.
Cette eau est nouvelle, en conséquence le poisson (le peuple chrétien) remonte à la source , il ne se laisse pas entraîner.
Nous pouvons voir dans les ponts un écho aux six jarres , « pour les purifications des Juifs » de l’Evangile de Cana. La purification est aussi le pont qui nous permet d’accéder à la Parole, puisque c’est notre pureté qui nous permet de recevoir la vérité.
Ces ponts ne symbolisent-ils pas le passage pour le peuple entier : « L’histoire des Juifs barre l’histoire du genre humain comme une digue, pour en élever le niveau » a écrit Léon Bloy.
Les courbes du fleuve de vie éternelle répondent à la terre : une nature réconciliée s’épanouit sobrement sous notre regard.
Ainsi, c’est une scène spirituelle qui se dessine entre courbes et traits, fins et appuyés dans une pureté qui permet à la signification symbolique d’emplir l’espace du dessin. L’expression de cet épisode semble être placée sous le signe du passage de la lumière véritable (par le sacrifice) sur la terre.

Marta

Jésus enseigne au Temple de Jérusalem

Commentaire d’une amie : Un lieu clos, fermé de remparts bien crénelés.
Un monument imposant à l’arrière plan mais occulté par les personnages qui remplissent tout l’espace.
Un mouvement de foule : des gens se bousculent, se pressent, en file d’attente. Dans quel désir ? Où vont-ils ? Justement pas dans le monument remarqué, on voit même qu’ils s’en détournent ; tous les regards se portent ailleurs, non vers le bâtiment, vers quelqu’un.
Sur une estrade le rendant visible de loin, un homme est assis sur un banc, tenant précieusement un livre sur ses genoux.
Jésus avec un livre fermé ! Le livre des Écritures, la Torah, pense-t-on. Mais des signes reconnaissables « l’alpha et l’oméga entourant une croix » nous invitent plus loin. Ce livre c’est sa vie ou, plus juste-ment, c’est Lui.
Par certains détails, l’artiste nous donne à voir un Jésus au corps las et aux yeux fatigués. Que pense-t-il voyant cette bousculade autour de lui, ceux qui veulent l‘entendre, le voir, le toucher, lui parler ? A-t-il peur d’être confondu avec une idole ? Comprend-il que les coeurs ne sont pas à l’unisson ? Ressent-il en son for intérieur combien la foule peut être versatile ?
Proclamant, annonçant, expliquant, commentant la parole pendant toute sa vie et jusque dans sa mort, il vient nous dire qu’il EST la Parole.
Après sa résurrection, des disciples loin des foules, dans une rencontre plus intime sur le chemin d’Emmaüs, nous assurent qu’il est possible de croire à cette Bonne Nouvelle.

Martine

Les noces de Cana : Jésus change l'eau en vin

Commentaire d’une amie : Maman était un être de foi. En toutes ses décisions elle écoutait Celui qui parlait à son coeur. Pour la célébration de ses noces célestes nous avons choisi l'évangile des Noces de Cana.
Et là quelque chose, comme une évidence, est venu changer mon deuil en allégresse : « Maman a puisé de l'eau toute sa vie pour nous. Et maintenant… c'est du vin ! »
Sa présence aimante nous révélait maintenant La Présence… L'eau de la vie devenait le vin de la Vie éternelle.

Marie-Claude

La Transfiguration de Jésus

Tu t'es transfiguré sur la montagne,
ô Christ notre Dieu,
laissant tes disciples contempler
ta gloire autant qu'ils le pouvaient :
fais briller aussi sur les pécheurs
que nous sommes ton éternelle clarté,
par les prières de la Mère de Dieu.
Source de lumière, gloire à toi.

Tropaire de la liturgie orthodoxe sur la Transfiguration

Jésus en Gloire : Pantocrator

Il est à remarquer que le mystère de la sainte Trinité qui avait d'abord été révélé au baptême de Notre-Seigneur dans le Jourdain, est ici proclamé de nouveau dans sa glorification sur le Thabor, Dieu nous apprend ainsi que nous verrons et que nous louerons après la résurrection la gloire que nous professons par la foi dans le baptême. Et ce n'est pas sans raison que l'Esprit saint, qui était d'abord apparu sous la forme d'une colombe, mani-feste ici sa présence dans une nuée éclatante; il veut nous enseigner dans quelle éclatante lumière nous contem-plerons l'objet de notre foi, si nous avons fidèlement pratiqué ses enseignements dans la simplicité de notre coeur. Pendant que la voix du Père céleste se faisait entendre sur son Fils, les disciples ne voient plus que Jésus seul, parce qu'en effet, lorsque Jésus se sera manifesté à ses élus, Dieu sera tout en tous, comme le dit saint Paul (1Co 15) : « De même que le Fils ne fait qu'un avec le corps, Jésus-Christ brillera éternellement en tout, et ne fera plus qu'un avec ses saints. »

Bède le Vénérable

Lucifer, le porteur de lumière

Commentaire d’une amie : Voici un dessin de Françoise. Elle l'a elle-même nommé « le mal donné comme Bien ».
Lui aussi a l'air calme. Il a le regard fixe vers l'infini. Il sait où il va. Il a de belles ailes et la flamme de l'Esprit-Saint au dessus du front.
Mais à bien y regarder, cet ange a beaucoup de zones d'ombre : le cou, les yeux, la bouche et cette virgule. Tous les sens semblent corrompus chez cet ange par le manque de lumière. Il a reçu de Dieu l'amour, la lumière, le savoir, mais il refuse ce cadeau de Dieu et veut entraîner avec lui tous les hommes qu'il pourra. Il mettra dans leur bouche des mauvaises paroles, il les fera comprendre de travers, il abîmera leurs yeux, il leur cachera la vérité : afin que les hommes ne voient pas les merveilles de Dieu…
Nous penserons qu'il voudra le Bien mais il nous emportera dans les ténèbres. Le Mal peut être beau et séduisant mais ne nous donne jamais la lumière de Dieu

Pauline

La pentecôte : l'Esprit-Saint est donné à Marie et aux apôtres

Vous êtes un Esprit divin, fortifiez-moi contre les mauvais esprit ;
Vous êtes un Feu, allumez en moi le feu de Votre amour ;
Vous êtes une Lumière, éclairez-moi en me faisant connaître les choses éternelles.

Saint Alphonse-Marie de Liguori

La pentecôte : l'Esprit-Saint est donné à Marie et aux apôtres

Commentaire d’une amie : Dans ce dessin, il y a deux personnes. La première personne, en bas à droite, regarde vers le coin inférieur gauche. Des rides se sont creusées sur son front : par les soucis du monde, l'énervement, le manque de quiétude, les tensions quotidiennes... Son cou est tendu, respirer doit être bien difficile. Elle a les yeux noirs, vides d'expression. Elle a le dos voûté sous le poids de la vie. Elle est entourée d'une bulle noire. Sa main est fermée, serrée. Elle ne s'ouvre pour rien ni personne, elle ne reçoit pas de grâce. D'ailleurs, elle est laide. Cette personne est le refus « incarné » : tout en elle est fermeture, tension, négation, rejet...
La deuxième personne, en haut à gauche, regarde vers le coin supérieur droit.
Son visage est serein : pas une seule ride, pas un seul pli, pas une tension... Ses yeux sont grands ouverts et fixent quelque chose avec intensité, quelque chose de lumineux qui se reflète sur le haut de ses pupilles. De sa bouche partent trois traits, indiquant des paroles : supplication, remerciement, louange... ? Elle a les épaules déployées vers l'arrière, comme pour bien respirer. Trois cercles l'entourent : cette personne est baignée de lumière qui rayonne autour d'elle. Sa main est ouverte, tendue vers ce qu'elle fixe du regard. D'ailleurs cette main est immense : elle se fait l'écrin de quelque chose de donné du Ciel. Qu'est-ce qui est reçu ? Grâces, Saint-Esprit, Pain de Vie...
Qu'importe, elle chantera les louanges de Celui qui l'a redressée.
Elle accepte le don de Dieu et le diffuse par son attitude. Face à la gloire donnée par notre Créateur, son refus nous enferme alors que son acceptation fait rayonner autour de nous l'amour de Dieu.

Pauline

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